Frédéric Lornet, le vigneron

 

Fréderic Lornet

J'ai toujours vécu dans le milieu viticole et agricole. C'est aux côtés de mes parents et de mes oncles que j'ai appris les gestes qui forgent un vigneron.

C'est au milieu de la nature, des vignes et de la cave que je me sens bien.

 

Lors de mes études d'œnologie, j'ai pris conscience de la grandeur du terroir Jurassien et Arboisien en dégustant avec les professeurs une bouteille de Chardonnay 1971 que mon père avait vinifiée.

Tous les dégustateurs qualifient ce vin de grand vin.

Ce chardonnay du terroir de Messagelin était oullié, c'est pourquoi dès les années 1980, j'ai bien différencié le style oxydatif et style fruité.

 

Je suis à l'origine de la cuvée naturée qui est un savagnin ouillé élevé en foudre de chêne.

 

Dès les années 1990, j'ai obtenu plusieurs médailles au concours de Chardonnay du monde.

 

C'est par passion que je continue à planter, travailler et vinifier, entouré par mon équuipe de collaborateurs qui s'attache comme moi à produire le meilleur !

 


LA REVUE DU VIN DE FRANCE - Avril 2003

FRÉDÉRIC LORNET 
À 45 ans, il bouscule les habitudes du Jura. Il tente des macérations carboniques sur le poulsard, n'oxyde pas le chardonnay et vinifie son trousseau en virtuose.

 

Vigneron à Montigny-les-Arsures, dans le Jura, Frédéric Lornet défend "le grand potentiel du terroir jurassien". "Quand j'était jeune, j'ai fait des trucs terribles, des grands millésimes. J'y allais, j'y croyais, je cherchais", se souvient-il.

Non pas qu'à 45 ans, il n'ait plus l'âme d'un pionner. Mais à la tête de 16 hectares de vignes sur 16 lieux-dits et deux appellations, Arbois et Côtes du Jura, il vit à 100 à l'heure, à la vigne, à la cave, à la vente. 

Première vinification en 1976 (sur 3 hectares de son père Roger, déjà connu pour des vins à base de trousseau), début des plantations en 1981, reprise du Cellier de Genne, dans son village, en 1989.

Il met les bouchées doubles pour développer son domaine. "Produire du bon raisin n'est pas un problème, affirme-t-il. Le vrai travail se fait sur la vinification et l'élevage". Sa force : vinifier lui-même le raisin qu'il a "mené jusqu'au bout". Il cherche "les bonnes terres à trousseau" sur les marnes rouges caillouteuses des petits coteaux exposés sud-est. "Un super cépage aux tanins assez fins", dit-il. 

Son vin jaune est un assemblage minutieux de plusieurs pièces. "Une histoire de terroir entre savagnin, les marnes lourdes compactes et le voile de levure qui ménage l'oxydation du vin", confie-t-il. Très indépendant, il est perçu comme "un grand ténébreux, peu impliqué dans la vie locale, râleur", note un professionnel. Novateur, il est ouvert aux techniques de pointe et aux différentes manières de vinifier. Ses vins sont atypiques. "Dans le Jura, nous avons un grand terroir, nous ne produisons pas seulement du vin de paille ou du vin jaune", insiste Frédéric. 

 

 

Il s'inspire des vendanges tardives et sélection de grains nobles d'Armand Hurst à Turckeim (Alsace) pour ses vins doux à base de savagnin.

Des escapades marquantes en Bourgogne ( La Romanée-Conté, Comte Lafon, Roumier ... ) renforcent sa conviction déjà bien forgée sur "le grand potentiel du chardonnay ou du trousseau sur le terroir jurassien". "On ne peut se cantonner aux cuvées typées avec un caractère oxydatif", revendique-t-il.

Son chardonnay Les Messagelins est vinifié en pièces (20% de bois neuf), bâtonné puis assemblé en foudre et élevé 8 mois sur lies. Ouillé une fois par semaine, jamais oxydé. 

Le premier, Frédéric a produit des savagnins élevés sur lies avec ouillage en 1990 : sa cuvée Naturé. Avec des mises en bouteilles précoces, à Pâques, "pour garder le fruit et le parfum", il bouscule encore les habitudes régionales. Il tente des macérations carboniques sur le ploussard, "le plus dur à vivifier". "Elles donnent au vin un caractère fruité, facile à boire mais qui déconcerte localement", regrette-t-il.

Tout en y cédant, il s'indigne de la mode des cuvées spéciales, s'interrogeant sur le devenir des autres vins et sur le viablité du métier de vigneron.

Entre aventure et tradition, il s'est dejà fixé ses prochains défis. S'il entend tester un vieux cépage de la région, le margillien, il rève de vinifier des syrah et des cèpages rouges du sud. En Languedoc-Roussillon.

Ses quatres facettes ...

Sa première  émotion : Puligny-Montrachet, Premier cru Les Folatières 1971. L'exemple de ce que pourrait donner le chardonnay dans le Jura

Son coup de cœur : Puligny-Montrachet, Premier cru Les Pucelles 1997 de Paul Pernot : un vrai plaisir

Son coup de chapeau : François Mossu (Château-Chalon). De superbes vins de paille

Son coup de calcaire: Les vins "trop concentrés, sans finesse de parfum, ni d'harmonie. L'extraction, c'est bien, mais le vin est fait pour être bu"

 

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Cellier de Genne

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